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Charlotte Bovy

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Petite Maman

Petite Maman, 2025.

Petite Maman begins with photographs of my mother as a little girl, taken by my grandmother in 1949, which I returned to decades later.

I began photographing details that drew me in: a face, a gesture, sometimes only a few millimeters of the original print, enlarging them, repeating them, then enlarging them again. I wanted to get closer to her, as if enlarging the image could somehow reduce the distance between us.

But when you enlarge an image, you lose it. The closer I came, the more the image began to break apart. Details became more visible while the whole became harder to grasp. And yet, in losing the image, she somehow seemed closer.

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Cette installation photographique a été exposée dans le cadre du Festival PhotoSaintGermain du 6 au 30 novembre 2025.

Passages

Passages, 2023 — en cours.
Collages de photographies argentiques.

Passages rassemble des photographies de lieux traversés au fil du temps. Arcades, portes, couloirs, statues et fragments d’architecture sont découpés puis assemblés pour former des espaces qui semblent familiers sans pouvoir être situés.

Je me suis souvent demandé ce qu’il restait des lieux une fois qu’on les avait quittés. Dans mes rêves, ceux que j’ai connus se transforment : certaines parties se déplacent ou disparaissent, d’autres se rejoignent alors qu’elles n’ont jamais coexisté.

Le collage me permet de donner une forme à cette expérience du rêve, quelque part entre le souvenir d’un lieu et la possibilité d’un autre.

STILLS

STILLS — ongoing.

Once you start writing, it all becomes fiction.

This project began with words written in notebooks: half-thoughts, daily notes, overheard conversations. They were meant to lead somewhere: a story, a poem, a series that would eventually give them a body. Most never did.

I began pairing these fragments with photographs from my family archives. Together, they began to feel like stills from films.
Slowly, my family became the characters. Their gestures remained the same, but the stories changed.

Solastalgia

Solastalgia, 2022.
Empreintes photographiques sur cartons.

Pour cette série, l’artiste s’est installée dans la forêt de Fontainebleau. Ce déplacement n’est pas rien. La jeune femme a choisi en effet de rejoindre la forêt des artistes. C’est là qu’avec les peintres comme Théodore Rousseau ou Jean François Millet, sont venus les « primitifs » de la photographie, comme Gustave le Gray ou Eugène Cuvelier. Cette forêt, matrice des arts, est un défi pour une jeune artiste et photographe contemporaine. Comment entrer dans ce musée « grandeur nature » et se mesurer à ces regards célèbres qui ont façonné nos manières de voir et même de concevoir l’arbre ?

Avec les arbres de cette série, à travers la grille orthogonale qui paraît multiplier les points de vue, Charlotte Bovy reprend le sujet à zéro, en prenant en quelque sorte les mesures de ces monstres de la forêt de Fontainebleau ? Beaux et énigmatiques, comme les « cartons » d’un merveilleux vitrail en noir et blanc, ils rayonnent d’une puissance propre, soulignée par cette résille qui se surimpose à eux, à la manière de la technique d’agrandissement inventée à la Renaissance, du « report » d’un dessin sur des carreaux. Est-ce une manière de suggérer la grandeur symbolique de ces arbres que de les soumettre ainsi à une promesse d’agrandissement perpétuel ? ou bien est-ce une manière de circonvenir, à travers un filtre géométrique, le chaos de leurs formes folles ?

Y-aurait-il aussi dans cet artifice plastique, un jeu entre photographie et dessin ? Les arbres de Charlotte Bovy, dans leur noir et blanc, leurs contours et leurs surfaces, constituent en effet une zone indécise entre dessin et photographie. Le rappel peut-être de la rivalité entre l’un et l’autre art, au XIX e siècle justement, pour la représentation de cette forêt.

Fusionnant la matière de l’arbre et celle de l’image, le carton, matériau pauvre dérivé du bois, l’artiste incarne cette « solaslalgie », désarroi propre à l’anthropocène, conceptualisé par le philosophe australien, Glenn Albrecht. Face à l’inéluctabilité des changements qui menacent, les arbres de Charlotte Bovy offriraient-ils donc alors ce « réconfort » (solace en anglais) dont nous avons tant le regret ?

Thierry Grillet.

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Cette série a fait l’objet d’un livre, SOLASTALGIA avec la maison d’édition AIVAZIAN EDITIONS. Elle a été exposée à Tesson Project Space en février 2024 et à la Galerie Amélie du Chalard en juin 2022.

Fragments

Fragments, 2016 et 2022.
Photographies argentiques.

Un jour Charlotte Bovy a été émue, à Rome, dans les jardins de la villa Médicis, par l’abattage programmé de magnifiques pins parasols. Elle a eu la « révélation sylvestre », comme dit Ruskin, de la beauté et de la nécessité de ces êtres exceptionnels. On était ainsi capable de cisailler ces monuments, horloges végétales d’un temps qui surplombe les hommes ! Ces «édifices», dont les formes enchevêtrées et parfois fatiguées, aussi belles que des ruines de temples, il fallait, se dit-elle, les préserver pour le regard.

Thierry Grillet

Cette série a été exposée à la Galerie Kogan à Paris en juin 2018.

Searching for the self

Searching for the self, 2022 - present
Graphite et fusain sur papier.

One-Line Chronicles

One-Line Chronicles.

À la façon des “I Remember” de Joe Brainard, de la poésie du quotidien de William Carlos Williams, des “Nouvelles en trois lignes” de Félix Fénéon, voici des notes prises quotidiennement, entendues ici et là, chroniques d’une ligne, attrapées au vol.

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In the spirit of Joe Brainard’s “I Remember”, the poetry of William Carlos Williams, Félix Fénéon’s “Novels in Three Lines”, here are notes taken daily, over-hearing conversations, one-line chronicles, caught on the fly.

Lost at Sea

Lost at Sea, 2019.
Serie de 3 diptyques.

“Si on ouvrait les gens, on trouverait des paysages”.
Agnes Varda

"Des pins parasols menacés, une forêt ensevelie sous la neige, le fantôme de naufragés... La disparition, arrivée ou imminente, est au cœur des images noires et blanches de Charlotte Bovy. Elles ne parlent que de mémoire et d’oubli, d’hommes et de lieux. De la colline du Pincio à la Death Valley, des plages de Sesimbra aux sommets des Pyrénées, elles dévalent et remontent la pente du souvenir, gardiennes d’une histoire ancienne et sans fin dont les morceaux recollés, à la main ou à la machine, brodent en différé un récit neuf. Les heures, les angles changent. Mais l’émoi demeure dans ces portraits sans visage, toujours en bande ou à deux, jamais célibataires. C’est que l’écume des vagues mime celle des jours, et que les arbres, pour sûr, nous survivront. Aussi Charlotte Bovy fragmente-t-elle le paysage, personnage récurrent, dressé devant ses yeux ouverts là où d’autres se sont clos. Ces parties d’un tout immuable consolent d’une perte immense. “

Virginie Huet

Cette série a été exposée dans le cadre du festival PhotoSaintGermain en novembre 2022.

Videos

Petite Maman

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Passages

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STILLS

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Solastalgia

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Fragments

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Searching for the self

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One-Line Chronicles

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Lost at Sea

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